Transformation robotique : le temps des RH


La transformation technologique génère un afflux de produits et services innovants «de rupture». Ce déferlement secoue, interroge, et fait souvent peur. On le constate aujourd’hui avec l’arrivée d’une robotique « active », autonome, souvent mobile et en interaction avec l’humain et son environnement, dont le déploiement s’accélère dans toute sorte de secteurs (médecine, logistique, maintenance, surveillance, exploration…).

Les questions systémiques et existentialistes globales sont importantes. En France, nous répondons plutôt par la dystopie, en mettant en avant les aspects négatifs. Il y a pourtant tellement de futurs alternatifs. Pour les explorer, il s’agit aujourd’hui de faire entrer la sociologie et l’écologie au cœur des objectifs d’applications des technologies. De lancer des débats prospectifs plus ouverts sur les sciences humaines et sociales, d’où émergeront de nouvelles visions porteuses de sens.

En parallèle, nous devons aussi nous préparer à vivre un process de transformation sur 10 à 20 ans. Près de 50% des métiers des 603.000 employés du secteur logistique en France sont même à haut risque d’automatisation à un horizon de 5 ans, selon un rapport du Sénat. RH et formation continue doivent donc, dès maintenant, orienter ces employés vers la maintenance, la gestion et le contrôle des « AGV » (« autonomous guided vehicles »), par exemple.

Mais il est plus difficile d’établir une stratégie quand l’échéance est plus lointaine et la technologie émergente. Pour autant, plusieurs actions RH concrètes et pragmatiques peuvent déjà être engagées : s’informer au plus près de ces technologies pour mieux les comprendre ; distinguer les missions qui relèvent de la valeur ajoutée humaine et celles qui sont automatisables (la relation client doit-elle être massive et productive, auquel cas un chatbot peut suffire, ou personnalisée et sociale, donc humaine ?) ; intégrer la robotique en mode projet, en incluant l’ensemble des acteurs concernés, sans cloison fonctionnelle ou hiérarchique.

Enfin, il faudrait sans doute que les départements RH et innovation, mais aussi les personnes chargées de la RSE travaillent de concert, pour que l’exécution du fameux principe de destruction créatrice de Schumpeter soit plus créatif que destructeur. «Réussir SON Schumpeter»  est peut-être l’objectif stratégique transverse qui peut garantir le succès de l’entreprise dans sa transformation.

 

Catherine Simon   /   02/11/2018


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