L’intégration économique et sociale des innovations robotiques

L’intégration économique et sociale des innovations robotiques


La France est classée dans le Top 5 mondial en matière de Recherche (publications) sur la robotique.  Avec une politique volontariste sur l’entrepreneuriat et les start-ups technologiques, nous avons regagné des points d’attractivité sur l’innovation technologique à l’international. En revanche, une analyse des technologies robotiques, en matière d’intégration économique et sociale sur le territoire français, démontre un vrai retard dû à des freins économiques, sociaux et culturels, et ce malgré un soutien institutionnel important sur le « renouveau industriel français » et l’Industrie du Futur.


La communauté de la recherche robotique en France est regroupée au sein du GdR Robotique (CNRS 3072): Elle est le fait de 1350 chercheurs, enseignants-chercheurs, post-doc, doctorants, 486 professionnels et 950 étudiants (M2, M1) en 2017. La dynamique industrielle et entrepreneuriale en robotique est soutenue par nombre d’actions au niveau de clusters régionaux très actifs, présents sur l’ensemble du territoire.

 

Malgré ces atouts indéniables, couplés à un soutien institutionnel affirmé pour l’investissement productif, le déploiement de la robotique dans nos entreprises accuse un retard important par rapport à nos voisins européens. Ainsi, l’IFR - International Federation of Robotics- annonce une densité robotique industrielle (nombre de robots pour 10.000 ouvriers) de 132 en France (18ième rang mondial) contre 309 en Allemagne (3ième), 223 en Suède, 211 au Danemark, 185 en Italie, 160 en Espagne, 137 en Slovénie, 135 en Slovaquie. Quant aux ventes de robots sur le territoire national, malgré une progression de 16%, elles ne représentent en volume que 5.000 robots installés en 2017 en France. L’Italie a acquis 8.000 robots (x1,6 ; +19%) et l’Allemagne 22.000 dans le même temps.

Les freins sont nombreux, à commencer par un manque de connaissance des solutions robotiques pour les PME-PMI qui constituent pourtant l’essentiel de notre tissu industriel. Mais aussi, en vrac, la capacité et les priorités d’investissement (transformation numérique, R&D, etc), l’assistance au diagnostic des besoins et des solutions possibles (Ingénierie), le manque de compétences internes (formation), la non-maîtrise de l’impact social (résistance au changement, emploi, transformation des métiers et des organisations), les freins culturels (peur des robots, rôle des média)…

Ce défaut d’expérimentation et d’implémentation – déploiement sur le territoire national est une réelle faiblesse de la France. La conséquence évidente est la baisse de productivité et compétitivité relative sur les autres pays. A moyen terme, l’impact est négatif sur notre capacité d’innovation. En effet, sans expérimentation et retour d’expérience, sans mise en pratiques des technologies, le cycle vertueux de l’innovation est incomplet. La communication est rompue entre les technologies et leurs usages. Il ne peut pas y avoir d’innovation sans une intégration économique et sociale.

 

 

 

Catherine Simon - Consultante & Experte Robotique   /   21/11/2018


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